Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Juste mon regard...
  • Juste mon regard...
  • : Partage d'émotions et de la passion de la photo
  • Contact

Articles

Catégories

/ / /


Partage d'émotions...

Je peux dire "j'ai aimé" ou "je n'ai pas aimé" ce livre en donnant quelques vagues explications sommaires, mais je ne pourrais pas exprimer avec des mots le ressenti éprouvé à la lecture de chacun des livres qui m'ont touchée...
Aucun mot ne pourra retranscrire avec exactitude ce qui s'est passé en moi...
Comment décrire une émotion d'ailleurs ? N'est-ce pas le principe même du ressenti, de cette vibration de l'âme que de la garder pour soi comme un secret intime et la ressortir à certains moments choisis de sa vie pour la savourer à nouveau égoïstement ?
Une relation intime entre soi et l'émotion en somme...

Je ne peux donc que vous inviter à piocher dans cette liste non exhaustive et espérer que peut-être, vous aussi, vous éprouverez une émotion suffisamment forte pour qu'à votre tour, vous ayez envie de partager votre moment savoureux avec quelqu'un d'autre...

Bonne lecture !



Elisabeth Barillé - Singes

Présentation de l'éditeur :

Singes est une variation rafraîchissante du roman initiatique avec dans les rôles principaux : une célibataire hypocondriaque chargée d'un pot de confiture rempli des cendres de sa meilleure amie, une masseuse parisienne en mission impossible, un orthodontiste touché malgré lui par la grâce, un ex-champion de hockey sur glace dopé de nicotine et de yoga, un Américain pourvoyeur de cristaux magiques, une flopée d'illuminées, de gigolos déguisés en ascètes, d'escrocs christiques, de gourous, et de quelques vrais sages car il y en a, bien cachés.


Extrait choisi :

"Je n'attends plus. Attendre c'est s'exposer à la souffrance, aux frustrations, aux songes creux.
Il ne faut pas attendre, Marion, il faut vivre, c'est déjà beaucoup. J'entends par là, vivre en solde de tout compte, sans plan sur la comète, sans hypothèques sur le futur. Je sais, c'est coton, mais ça n'empêche pas d'essayer...
La liberté, ce n'est qu'un mot, la conquête de soi, voilà le but. Et l'atteignent, me semble-t-il, ceux qui veulent bien tout risquer pour y parvenir.
Sinon la vie n'est qu'une succession d'appétits satisfaisants, jusqu'à ce que les dents vous manquent..."





Khalil Gibran - Le Prophète

Présentation (amazon.fr) :

Durant toutes ces années, le prophète a côtoyé les collines, conversé avec les vents et murmuré au creux des arbres. Étranger au peuple d'Orphalese, il a pourtant appris à le connaître et à l'aimer. Or, à l'heure de repartir vers sa terre natale, il éprouve une grande tristesse. Car c'est au sein de ce peuple, grâce à tout ce que lui a insufflé ce lieu, qu'il a pu mûrir la sagesse qu'il va désormais dispenser. Et c'est à Orphalese qu'à l'heure de l'adieu, dans un ultime échange, il s'accomplit comme prophète. On l'interroge sur les grandes préoccupations humaines et, inlassablement, il chuchote sa réponse avec tendresse et compréhension, sans dogmatisme. Long poème en prose, Le Prophète nous livre une conception de la religion qui est une conception de la vie. Étonnamment moderne, le panthéisme de Khalil Gibran conduit le divin vers des régions accessibles à tous. Nul besoin d'être chrétien du Liban, comme son auteur, pour se laisser bercer par le doux balancement des phrases. D'une grande indulgence envers les faiblesses de l'homme, mais aussi d'une grande confiance dans ses possibilités, cette modulation de L'Ecclésiastique, publiée en 1925, est sans doute le texte auquel Gibran a consacré le plus d'efforts. --Sana Tang-Léopold Wauters


Extrait choisi :

"Et les prêtres et les prêtresses lui dirent :
Ne permets pas aux vagues de la mer de nous séparer maintenant, et que ces années passées parmi nous ne soient qu'un souvenir.
Tu t'es promené parmi nous comme un esprit, et ton ombre a été comme une lumière sur nos visages.
Nous t'avons beaucoup aimé. Mais notre amour a été muet et il a été voilé de voiles.
Mais maintenant, il crie vers toi et voudrait se révéler à toi.
Car comme il en a toujours été, c'est seulement à l'heure de la séparation que l'amour connaît sa propre profondeur."





Alessandro Baricco - Châteaux de la colère

Présentation de l'éditeur :

Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre.
A Quinnipak, chacun a son désir, sa "folie" secrète. Pekish, l'extravagant inventeur de "l'humanophone", un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même ; Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d'une veste immense et informe ; la "veuve" Abegg, veuve d'un mari qu'elle n'a jamais épousé ; Horeau, l'architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Elisabeth, la locomotive à vapeur...
Avec Châteaux de la colère, Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue où chacun chante sa partition avec justesse et jubilation. Prix Médicis étranger 1995.



J'ai choisi ce roman d'Alessandro Baricco mais je pourrais tous les citer car c'est un auteur que j'affectionne particulièrement...

Ma première "rencontre" avec lui fût l'oeuvre du hasard (mais le hasard existe-t-il ?).

Montréal, été 2006, je travaillais dans une librairie. Activité réduite pendant les vacances, travail vite terminé, encore 2 heures avant la fin de la journée... je traine mes pas dans les rayons, ils me conduisent vers "Littérature"... mes yeux glissent sur les différents titres et s'arrêtent net sur "Soie" d'Alessandro Baricco... à peine plus de 140 pages entre les mains mais... waouh ! j'étais subjuguée...1 heure de lecture, debout dans cette librairie, complètement hors du temps, comme sous l'effet d'un charme magique... la dernière page lue, je ne pouvais me résoudre à refermer le livre et à le remettre à sa place sur l'étagère... j'étais sous l'effet de l'émotion et je ne voulais pas que ça s'arrête... garder encore un peu de cette saveur au fond de mon âme...

Il y a des auteurs et des histoires comme ça qui vous parlent plus particulièrement. Tous les romans que j'ai lu de lui m'ont touchée aussi profondément par l'histoire, les personnages, le style, l'humour, la poésie, les réflexions... J'espère qu'il en sera de même pour vous, et si ce n'est pas le cas, tant pis ! Il y a tellement d'autres livres et auteurs à découvrir !!!





Caleb Carr - L'Aliéniste

Quatrième de couverture :

New York 1896... Un meurtrier auprès duquel jack l'Éventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste spécialiste des maladies mentales -, pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter. Ils ont peu de temps : le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter...


Je vous conseille bien évidemment de lire son second roman intitulé "L'Ange Des Ténèbres", dans lequel vous pourrez retrouver les personnages principaux du premier. Ces deux romans sont passionnants, cela va de soi !




Muriel Barbery - L'Elégance Du Hérisson

Présentation de l'éditeur :

"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.
Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "


Extrait choisi :

"Voilà donc ma pensée profonde du jour : c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui cherche les gens et qui voit au-delà. Ca peut paraître trivial mais je crois quand même que c'est profond. Nous ne voyons jamais au-delà de nos certitudes et, plus grave encore, nous avons renoncé à la rencontre, nous ne faisons que nous rencontrer nous-mêmes sans nous reconnaître dans ces miroirs permanents. Si nous nous en rendions compte, si nous prenions conscience du fait que nous ne regardons jamais que nous-même en l'autre, que nous sommes seuls dans ce désert, nous deviendrions fous. Quand ma mère offre des macarons de chez Ladurée à Mme de Broglie,  elle se raconte à elle-même l'histoire de sa vie et ne fait que grignoter sa propre saveur ; quand papa boit son café et lit son journal, il se contemple dans une glace tendance méthode Coué ; quand Colombe parle des conférences de Marian, elle déblatère sur son propre reflet et quand les gens passent devant la concierge, ils ne voient que le vide parce que ce n'est pas eux.
Moi, je supplie le sort de m'accorder la chance de voir au-delà de moi-même et de rencontrer quelqu'un."


J'ai choisi cet extrait mais il y en aurait bien d'autres comme celui-ci pourquoi pas :


"Ces instants où se révèle à nous la trame de notre existence, par la force d'un rituel que nous reconduirons avec plus de plaisir encore de l'avoir enfreint, sont des parenthèses magiques qui mettent le coeur au bord de l'âme, parce que, fugitivement mais intensément, un peu d'éternité est soudain venu féconder le temps. Au-dehors, le monde rugit ou s'endort, les guerres s'embrasent, les hommes vivent et meurent, des nations périssent, d'autres surgissent qui seront bientôt englouties et, dans tout ce bruit et toute cette fureur, dans ces éruptions et ces ressacs, tandis que le monde va, s'enflamme, se déchire et renaît, s'agite la vie humaine."

A vous de découvrir le reste du livre et de l'histoire...


Partager cette page

Repost 0
Published by